Mondialisation : trois niveaux de restructurations

Avec l’actuelle mondialisation, émergent de nouveaux modèles interprétatifs des interactions Espace – Economie – Société. Toutes les organisations connaissent un «big-bang». Les systèmes productifs sont en phase de profondes restructurations. Les grandes firmes concentrées ne sont plus les seules à guider l’acte de produire. De nouvelles orientations stratégiques en matière d’aménagement des territoires et des politiques de développement sont prescrites.

Nous sommes face à un monde qui, en même temps qu’il se “globalise” et se “mondialise“, se polarise, s’effrite et se régionalise. D’un côté, on observe une mondialisation accélérée des marchés et ses répercussions en termes de basculement géographique des centres de production, d’intensification et d’exacerbation de la concurrence. Ainsi s’élargissent les marchés  de la consommation finale mais d’autres connaissent une quasi-stagnation. De l’autre coté, au sein de ce monde qui se globalise, un nouveau méga  régionalisme voit le jour et crée l’intégration d’un côté et la marginalisation de l’autre. Les bouleversements dans l’organisation et la configuration des systèmes productifs sont à la fois source d’incertitude pour certains pays et de risque de marginalisation pour d’autres .

Bref, dans tous les pays, on assiste à une ébullition marquant les activités économiques, les structures institutionnelles ainsi que l’organisation sociale et spatiale. D’où trois niveaux de restructuration : institutionnelles de plus ou moins d’Etat au mieux d’Etat (des Etats laminés à la fois d’en haut que d’en bat), productives (de la rigidité à la flexibilité) et territoriales (de l’espace lieu à l’espace territoire).

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